sens magazine

what makes sens about it

sens est un magazine en idée depuis 2021 et en ligne 2026. backstage seule au monde j'espère donc qu'il y a beaucoup d'erreurs et des fautes partout

ARTS

secrets d'expos

secrets d'objets

MODE

LES CHOSES QU'ON VOIT

textes, inspirations, vécus

sens magazine

sens est un magazine en ligne féministe, qui parle de mode, d'expositions, d'observations, qui parle des choses. il part d'une étudiante en mode et en communication, qui a subi la violence et qui aime l'art en son comble et qui en parle

sens est féministe

est un magazine mode

est un magazine d'arts

est un magazine d'écrits et d'écrivaines

Beauté absolue à tous temps

"T'es pire qu'un paquet de chips vide"

Quote of the day

Vrais Amis, Faux Voisins

Depuis la sortie du magazine, j'entends des "ah le magazine est sur quoi ?" - "sur l'art, le féminisme, la mode". J'entends "Ah oui le féminisme, ça m'étonne pas c'est à la mode, mais moi j'aime pas les mots en "isme". C'est toujours faux est radicale, il n'y aucune nuance. Tous les hommes ne sont pas comme ça. Et vous voyez, Partick Bruel il s'est fait sauter dessus toute sa jeunesse par des fans et maintenant on lui reproche maintenant de faire pareil".

Oui on lui reproche. sens est nuancée, réel, factice, narratif, romantique. Mais on nait femme mais on en meurt. Quand quelqu'un vous dit "je suis atteint d'un cancer, cette maladie c'est l'enfer, tout le monde connait quelqu'un qui en a eu un. Vous ne lui dites pas "Non, vous exagérez, pas tout le monde quand même". Vous coupez le débat. Quand une personne noire, vous dit, "les blancs sont racistes c'est insupportable", si vous lui dites "non pas tous les blancs". D'une vous êtes auto-centré, vous niez une réalité qui vous dérange, qui ne parle que de vous, vous coupez tout débat social et politique, toute conversation. Le féminisme n'est pas une mode, c'est un acte humain et empathique, social, politique et urgent. C'est une lutte contre et absolument contre la violence.

Entre simple et moins simple

On remarque que les froufrous et la simplicité se mélangent entre deux tendances. Des défilés lourds avec des des vestes de motard, une jupe de satin, de la dentelle, une plume quelque part, et on voit des bermudas et jean et des hauts tous simples. On aime les deux.

L'art de la Mode first -

Maquilleuse professionnelle Conseillère vendeuse en studio et grands magasins

C’était pas très compliqué. FERME-TA-GUEULE.

C’est le premier conseil que Sonia m’a premiere collègue m’avait donné en arrivant. « Ne dis rien. Jamais. Ne passe jamais par un supérieur qui n’est pas directement le tiens. Ne va jamais au N+2, toujours au N+1, mais ne te plains jamais». Je me demandais déjà ce que voulais dire N+1 ou 2.

On m’a fait faire trois formations en deux semaines. Des répétitions et répétitions de dictionnaire sur les produits. Par cœur. Et cette liste que j’ai évoqué dans le post précédent : le grooming.

Comment il fallait s’attifer. Le matin je prenais une heure de plus sur mon heure de préparation. Cheveux attachés, serrés, propres et un maquillage professionnel complet. Fort, lourd, travaillé, structuré. Avec les produits de la marque et si vous les aviez pas, on vous houspille mais on vous donnera peut-être que le vieux rouge à lèvres testeur qui a déjà servi à dix milles clientes et qui ne peux plus être présenté sur le stand. Et la tenue devait être noire, à la mode, pas ringarde, on avait même des moodboard à la formation, on devait être adroites dans nos choix et des bijoux fins.

Ma N+2, a qui je ne devais jamais me plaindre directement, me surveillait derrière les tiroirs vérifier si j’appliquais correctement, mais si je disais les phrases magiques obligatoires pour vendre mieux. Mon ventre commençait à se serrer déjà, immature, j’étais prise au piège.

Certaines vendeuses étaient si malheureuses qu’elles se tiraient entre les pâtes, manigançaient et fumantaient des harcèlements moraux qui n’existaient pas. Des fautes qui n’existaient pas. Ma manager passait son temps à chercher les erreurs.

Qui n’existaient pa.

Une fois une cliente voulait me casser la gueule parcque je ne l’avais pas servie sur le champ. Ma N+3 qui était complément dégénérée et inculte m’a dit que c’était de ma faute, malgré son absence ce jour là. Elle m’avait imposé la venue de plusieurs clientes mystères, grande mode, comme leur méthodes américaines d’harcèlement. Les clientes mystères se plaignaient mais manque de pot elle se sont plaintes un jour ou je n’étais pas là.

Une fois une cliente s’était plainte parce que je ne l’avais pas servie sur le champ non plus. Ma coach make up a fait une formation à tout Paris sur ce fait, pour nous apprendre à maquiller trois personnes en même temps sans grimacer.

Une fois la soeur de la directrice France s’était plainte des mois entiers parce que j’avais osé dire que tout le monde a des cernes, que ce n’était pas grave. Ma remarque manquait de professionnalisme, “la sœur de”, a tout fait pour me faire virer. Elle a réussi.

On avait pas le droit de s’asseoir du tout, les sciatiques prenaient place. J'ai commencé le Tramadol, les ceintures de maintien. Ça m’aidait carrément à respirer, à me tenir droite, à supporter les heures qui passaient pas. Mes pieds pétaient les plombs, j’avais plus de talons et plus de chaussures assez mignonnes et élégantes pour le supporter. Les basket étant absolument interdites.

Pour choper un produit un jour, je me suis baissé au fond d’un tiroir, on a vu brièvement ma ceinture de maintien qui dépassait du petit pull bien choisi- Ma N+2 Andrée, m’en avait fait la remarque jusqu’à demander une réunion, un rendez-vous, un entretien pour ce simple fait “on a vu ta ceinture”. J’aurais du essayer de changer ma serviette hygiénique en pleins studio ça aurait été plus sympa. Yavait toujours des “reunions” pour des conneries. Un gloss mal rangé, un chiffre pas dans la bonne case, une commande enregistrée à la mauvaise vendeuse. Des trucs qui devaient être évités mais en deux secondes réglés. Mais ça prenait des plombes d’explications pour un gloss. Ça se donnait des importances sur une vie de merde. Et de cette ceinture qui m’aidait à supporter les gloss mal rangés, elle avait établie une liste écrite de nous toutes et tous nos “défauts” physique. “Sourcils mal maquillés, vêtements mal choisis, pas assez de rouge à lèvres..”.

Mais jamais mon métier jusqu’à là. J’aimais manipuler les couleurs, découvrir les collections, attendre les collections. J’ai adoré travaillé en ces lieux. J’effaçais complètent les N+, j’ai rencontré des gens fabuleux avec qui j’ai lié de grandes amitiés depuis les stands autour, qui eux -mêmes représentent d’autres stand autour, de marques sublimes. On aimait “représenter”, faire “nos chiffres”. On avait des produits, très souvent des vieux testeurs mais on s’éclatait avec. On bégueulait pas. Mais fallait pas trop qu’on se parle entre nous. Il ne fallait pas avoir les bras ballant, même si ça fait douze fois qu’on avait nettoyé les bâtonnets et les sticks colorés. Fallait pas trop se faire voir, mais on prenait la place qu’on nous donnait. J’étais payé à peine 1000€ net par mois pour 30/35h par semaine. Les heures supplémentaires n’étaient jamais payés. Le brut allait je ne sais où.

Ça me fatiguait.

J’avais ma sciatique, et paff un accident du travail. Mon talon d’achille se casse à vie.

À côté une de mes collègues préférées se jette dans l'escalator à bout de nerfs à force d’harcèlement de sa manager.

Je voulais prendre plus d’initiatives, faire des défilés, des shooting, plus de communication mais le siège “ne m’aimait pas”. Ma coach Makeup, Nadia était venue me voir gravement , avait demandé un entretien , j’ai cru qu’on avait encore vu ma ceinture de maintien. Mais sérieusement elle m’a dit “tu sais, tu es une artiste mais on ne t’aime pas au siège, il va falloir que tu prouves qu’on puisse te faire confiance”. J’ai demandé à quoi elle faisait référence elle m’a dit “n’en demande pas trop”. Je n'ai su les raisons que plus tard. “La sœur de” la directrice France m’avait bien dans le pif à vie. Comme mon talon d’Achille.

J’ai continué ce que je pouvais faire. La communication des stands, des studios, la photographie qui servait la presse, les accueils presse, les accueils influenceurs et talents. Je progressais sous leurs yeux malgré eux, parce que que j’adorais ça, parce que la communication, le marketing et la presse c’était fun, mieux que de mettre du rouge à lèvres à une cliente qui vous dit "je suis fan de Megan Markle, vous trouvez que je lui ressemble ?"

J'ai travaillé pour le siège un temps mais ils m’ont demandé de partir sous la demande de plusieurs N+ qui ne savaient même pas pourquoi elles devaient me haïr et la sœur de.

Scolarité Excusée

Les fautes sont là, parfois trop, parfois pas tellement. il y a toujours une raison. Est-ce que faire des fautes d'orthographes est si grave, est-ce ma cervelle molle qui n'est pas assez hydratée, ..fainéante ? On n'en a entendu des conneries.

J’ai appris à lire avec un Monsieur Jarjat. J’ai appris assez vite, pas aussi vite que Monsieur Pagnol, mais c’est venu flex. Je lisais « vite », j'écoutais mes histoires dans les livres, j'ai tout retenu. L’écriture, je ne me souviens plus. Je suivais bien les cours, j’étais en dernière année de maternelle, je connaissais mon calendrier, les couleurs. Les maths, je crois que je n’ai jamais compris pourquoi un et un font deux et pas 11.

Mais les trois années qui ont suivi, j’ai été lourdée par deux instits. Lourdée par des trucs que je vivais aussi. Des fois, je me perdais dans mon village et j’essayais de faire des bêtises que je n’ai jamais faites, je dormais plus avant d'aller à l'école, mais ça arrivait déjà bien avant les deux tarés. Je savais pas trop pourquoi j’allais pas bien.

C’est pas uniquement ma dyslexie qui m’a butée à l’école. Assez tôt, j’étais sur la chaise en bois, dure comme son nom, j’attendais, comme une pinte de bière, d’être bue à la lenteur des aiguilles de l’énorme horloge tout en haut du monde de notre classe qui donnait le sauvetage par le gong. Je n’ai pas haï tous mes profs. J’en détestais pas mal. Surtout deux dont je diffame avec joie leurs noms de nouveau, Monsieur Pierre Gilles, la pute Risson, et l’énorme grosse merde Gilberte Isoard. Elle, j’irai pisser sur sa tombe, chier dessus, et j'irai sûrement en prison pour l'avoir brûlé en prime, surtout si je l'écris ici. J’ai continué à écrire des mots et des lettres, mais la troisième année avec Gilberte, j'écoutais plus ce qu'on disait et ce que je lisais.

INCESTO

Après les écoutes des auditions de l'assemblée nationale, on retrace la véritable vie d'un enfant incesté.

Comment le fil rouge cousu sur la bouche et sur la vie fonctionne.

Ils imitent des gestes et des styles de vie, mais ils n’aiment pas. Ils peuvent rester avec vous au petit-déjeuner, vous faire un gosse, vous épouser, tant que vous entrez dans l'image précise qu’ils se sont faite. Mais ils ne vous connaissent pas. Ils connaissent juste cette image qui correspond à ce que eux, voulaient. C’est une imitation, une simulation de ce qu’ils voient chez les autres de normalisé. Un pervers, un psychopathe, avant même que la limite du crime et de la violence ne soit franchie, est dans le même registre. Tout ce qui compte, c’est de nourrir sa violence et sa méchanceté. Ils paient leurs impôts, ils sont de bons parents, mais passent un temps fou à pester, a être malveillant, à pervertir d’autres personnes. Et soyez sûrs que non, ils n’aiment pas et ne connaissent pas les gens qui les entourent. Il passent leur temps à imaginer le moment où ils feront du mal. C'est ca qu'ils aiment. Pas vous. Preuve ? Je vous mets au défi. Essayez de voir s’ils vous connaissent vraiment. Ils savent ce qui vous fait du mal, mais ne font rien pour vous uniquement. Ou essayez de changer l’image qu’ils ont construite de vous-même. D’être hors du cadre. Ils s’en iront. Si, vous, vous en allez ? Quelqu'un de violent vous possède. C’est lui qui décidera comment vous partirez.

Le mal est fait.

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